Trop de lisier

L’initiative exige que les subventions ne soient versées plus qu’aux exploitations agricoles qui gardent des effectifs d’animaux pouvant être nourris avec le fourrage produit dans l’exploitation.

Chaque année, 23 millions de tonnes de lisier!
Trop de lisier

(Les exploitations agricoles d’une région peuvent et doivent continuer d’échanger et de partager le fourrage et le fumier et de former des communautés agricoles.)

Dans de nombreuses régions suisses, la production de lisier et de purin est trop élevée et les zones agricoles ne peuvent pas les absorber. Cette situation provient du nombre excessif d’animaux d’élevage. Afin de pouvoir leur fournir le fourrage nécessaire, l’agriculture suisse doit importer d’énormes quantités d’aliments. Depuis 1996, plus d’un million de tonnes de fourrages sont importées, et chaque année il en faut davantage. D’aliments importés (soja et céréales) ont une telle valeur nutrititive qu’ils permettent de produire 50 % de la viande suisse et 70 % des oeufs suisses. La production de cette quantité de soja et de céréales fourragères nécessite l’exploitation d’autant de terres arables à l’étranger que la Suisse n’en dispose à l’intérieur du pays.

Trop de lisier

La surproduction de lisier empoisonne l’eau. Source: statistique OFAG

Notre agriculture dégénère ainsi vers une production animale industrielle toujours plus indépendante du sol. Ces importations d’aliments entraînent un excédent de fumure qui menace de plus en plus notre eau potable. L’ammoniac, les nitrates, les antibiotiques, les phosphates et d’autres substances problématiques présentes dans les engrais, pénètrent les sols et finissent dans la nappe phréatique et au final dans l’eau potable.

L’ammoniac est substance toxique particulièrement problématique pour l’environnement, provenant de l’élevage trop intensif. Cela conduit d’une part à l’acidification et à la surfertilisation des eaux, des marais et des forêts, et d’autre part les poumons humains en souffrent. En Europe, seuls les Pays Bas émettent davantage d’ammoniac par rapport à la superficie de leur sol. La loi suisse sur la protection de l’environnement, ainsi que les conventions internationales, sont ainsi violées. 95% des émissions d’ammoniac de la Suisse proviennent de l’agriculture et la part de l’élevage s’y élève à 90%.

Effectifs d’animaux trop élevés favorisent les émissions d’ammoniac et menacent les eaux.

50 %
de la viande suisse est produite avec des aliments importés
70 %
des œufs suisses sont produits avec des aliments importés

En Suisse, environ deux tiers des dépôts azotés qui parviennent dans les écosystèmes sensibles sont dues aux émissions d’ammoniac de l’agriculture et un tiers des oxydes d’azote dus aux processus de combustion.

À cause de la pollution provenant du lisier, les lacs de BaldeggHallwil, Sempach et Greifensee doivent être artificiellement aérés depuis des décennies avec les deniers publics.

Argumentaire

Information:
Impact des cheptels volumineux
Gigantische Umverteilung von Gülle und Mist

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